La cote de rendement au collégial, ou cote R, est un instrument dont se servent les universités pour classer les dossiers scolaires des étudiants qui veulent s’inscrire dans des programmes où les places sont limitées. Mais la cote R est parfois mal comprise, peut-être parce qu’elle est présentée à partir de la formule mathématique qui sert à son calcul, et non des principes qui en sont au cœur. Or, vue sous cet angle, la cote R n’a rien de bien sorcier.

D’abord, pour s’assurer d’obtenir une bonne cote R, il est nécessaire de prendre ses études très au sérieux, d’y mettre tous les efforts requis et d’obtenir de bonnes notes. C’est la condition pour obtenir une bonne cote R. D’ailleurs, rappelez-vous toujours qu’il s’agit du seul facteur sur lequel vous avez de l’emprise! 

Une fois que vous avez fait ces efforts et obtenu de bonnes notes, trois principes s’appliquent au calcul de la cote R :

1) Plus votre note se situe au-dessus de la moyenne de la classe, plus votre cote R est élevée.

2) Plus les étudiants de votre classe ont des notes rapprochées de la moyenne, plus la note qui est supérieure à la moyenne sera associée à une cote R élevée.

Pour mieux comprendre ce principe, imaginez que vous avez obtenu une note de 80 alors que la moyenne de la classe est de 70. Si la majorité des étudiants affiche des résultats très près de 70, il y a fort à parier que vous êtes peu nombreux à avoir obtenu 80. Dans ce cas, vous vous distinguez nettement de votre groupe. Votre cote R sera élevée. 

Mais si les notes sont généralement éloignées de la moyenne, il est probable que la classe soit divisée en deux groupes : ceux qui ont connu des difficultés et ceux qui ont bien réussi. Dans ce deuxième cas, vous faites partie du bon groupe, mais vous ne vous distinguez pas nécessairement de celui-ci. Votre cote R sera moins élevée que dans la première situation.

Les universités ont utilisé les principes 1 et 2 jusqu’au milieu des années 1990. Elles étaient conscientes néanmoins que les cotes qu’elles utilisaient n’avaient pas la même valeur selon que les étudiants provenaient de groupes plus ou moins forts sur le plan scolaire. Un troisième principe a donc été introduit, soit un indice de force de groupe. C’est d’ailleurs depuis ce moment qu’on parle de cote R.

3) Plus les étudiants de votre classe avaient de bons résultats scolaires au secondaire, plus votre cote R sera élevée.

En effet, il est plus facile de se distinguer d’un groupe d’étudiants qui n’ont pas la même « force » scolaire que soi que d’étudiants dont les dossiers scolaires ont toujours été très forts.Les principes 1 et 3 permettent de comprendre les deux grandes stratégies à l’œuvre chez les personnes qui souhaitent obtenir une bonne cote R. La première consiste à se démarquer très nettement d’un groupe de personnes que l’on prévoit être un peu moins performantes que soi sur le plan scolaire. La seconde consiste à faire bonne figure dans un groupe de personnes qui ont généralement de bons résultats scolaires.À vous de choisir la stratégie qui vous convient le mieux. Mais gardez à l’esprit que les études collégiales sont bien plus riches que cette simple alternative et que vous devriez choisir l’environnement scolaire qui vous stimule le plus!

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Vous désirez en savoir plus sur la cote R?

Consultez notre document expliquant la cote R à l’aide d’exemples.